| Centrale nucléaire de Fukushima Daiichi | |||
|---|---|---|---|
Centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi 福島第一原子力発電所 (ou Fukushima I) | |||
| Administration | |||
| Pays | |||
| Préfecture | Préfecture de Fukushima | ||
| Coordonnées | |||
| Opérateur | Compagnie d'électricité de Tokyo (TEPCO) | ||
| Date de mise en service | De 1970 à 1979 | ||
| Statut | Endommagé sévèrement (suite au tremblement de terre et au tsunami du 11 mars 2011) | ||
| Réacteurs | |||
| Type | À eau bouillante | ||
| Réacteurs actifs | 6 × 439 à 1 067 MWe | ||
| Production d’électricité | |||
| Divers | |||
| Source froide | Eau de mer | ||
Géolocalisation sur la carte : Japon | |||
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La centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi (福島第一原子力発電所, Fukushima Dai-ichi Genshiryoku Hatsudensho?), aussi dénommée centrale nucléaire de Fukushima 1, est l'une des 25 plus grandes centrales nucléaires au monde.
Elle est située sur le territoire du bourg d'Okuma, dans la préfecture de Fukushima, au bord de l'océan Pacifique, sur la côte est de l'île de Honshū (la principale île du Japon), à environ 225 km au nord-est de Tokyo.
C'est la première centrale japonaise à avoir été entièrement construite et exploitée par la Compagnie d'électricité de Tokyo (TEPCO)1, de même que la centrale nucléaire de Fukushima Daini, sa « sœur », située 12 kilomètres plus au sud.
Sommaire[masquer] |
Description[modifier]
La centrale comprend 6 réacteurs à eau bouillante (REB) construits par trois constructeurs différents entre 1970 et 1979 :
- Fukushima-Daiichi 1 : 439 MWe (460 MWe en 2011 selon la NISA2), mis en service en 1970, construit par General Electric ; c'est le plus ancien et le moins puissant des 6 réacteurs du site. Son exploitation était initialement estimée à 40 ans au plus, a été prolongée de dix ans en février 2011 ; fusion partielle du cœur en mars 2011 suite au séisme et au tsunami ;
- Fukushima-Daiichi 2 : 760 MWe (784 MWe en 2011 selon la NISA2), mis en service en 1973, construit par General Electric ; fusion partielle du cœur et endommagement de l'enceinte de confinement en mars 2011 suite au séisme et au tsunami
- Fukushima-Daiichi 3 : 760 MWe (784 MWe en 2011 selon la NISA2), mis en service en 1974, construit par Toshiba. Depuis septembre 2010, ce réacteur fonctionne avec 30% de combustible MOX (mélange d'uranium et de plutonium) au lieu de l'uranium faiblement enrichi1 ; fusion partielle du cœur en mars 2011 suite au séisme et au tsunami ;
- Fukushima-Daiichi 4 : 760 MWe (784 MWe en 2011 selon la NISA2), mis en service en 1978, construit par Hitachi ;
- Fukushima-Daiichi 5 : 760 MWe (784 MWe en 2011 selon la NISA2), mis en service en 1977, construit par Toshiba ;
- Fukushima-Daiichi 6 : 1067 MWe (1100 MWe en 2011 selon la NISA2), mis en service en 1979, construit par General Electric.
Maintenance[modifier]
L’enveloppe du cœur du réacteur n°3 a été changée à la fin des années 1990, de même que d’autres composants principaux internes en acier inoxydable type 304 (SS) qui ont été remplacés par des pièces à faible teneur en carbone (de type 316L) pour diminuer la corrosion intergranulaire des métaux du cœur du réacteur (IGSCC) dans l'eau supercritique3.
Centrale nucléaire de Fukushima Daini[modifier]
La centrale nucléaire de Fukushima-Daini (福島第二原子力発電所, Fukushima Dai-ni Genshiryoku Hatsudensho?), aussi dénommée « centrale nucléaire de Fukushima 2 » est un site nucléaire situé à une douzaine de kilomètres de Fukushima Daiichi. Il a été construit de 1982 à 1987 et comporte 4 réacteurs.
Incidents[modifier]
La compagnie d'électricité japonaise TEPCO a indiqué qu'il était possible qu'en 1978, l'une des barres de combustible nucléaire soit tombée dans le cœur d'un réacteur de l'unité n° 3 de la centrale, ce qui pourrait avoir provoqué une réaction de fission nucléaire spontanée ayant atteint un stade critique4.
Accident consécutif au séisme majeur du 11 mars 2011[modifier]
La centrale nucléaire de Fukushima Daiichi 1 a subi son plus grave accident nucléaire à la suite du séisme du 11 mars 2011 de magnitude 9 qui a dévasté le nord de l'archipel nippon.
À la suite du tremblement de terre et du tsunami qui ont dévasté le Nord-Est du Japon le 11 mars 2011, les réacteurs 1, 2 et 3 ont été automatiquement arrêtés, mais les systèmes de refroidissement ainsi que les systèmes de secours, censés prendre le relais dans ce cas, ont été endommagés. De ce fait, l'énergie résiduelle du combustible n'était plus évacuée et la température au sein du cœur n'a cessé d'augmenter ce qui a conduit à une diminution du niveau d'eau, au découvrement d'une partie du combustible et enfin abouti à une fusion partielle.
Dans les réacteurs 1, 2 et 3 des rejets de vapeur ont été effectués pour diminuer la pression à l'intérieur des réacteurs. Le 11 mars 2011, la structure externe du réacteur 1 explose à cause d une accumulation trop importante d'hydrogène, entraînant l'effondrement du toit. L'enceinte de confinement est toutefois intacte. Le 15 mars 2011 à 6 h 40, heure locale, le réacteur 2 est victime d'une énorme explosion due à l'hydrogène accumulé. D'après l'Autorité de sûreté nucléaire, l'enceinte de confinement n'est plus étanche, celle-ci étant nécessaire pour isoler le cœur de son environnement et éviter toute contamination avec l'extérieur. À 8 h 00, le réacteur 4 est victime de deux grosses explosions qui causent deux brèches d’environ 8 mètres de large sur l’enceinte extérieure du bâtiment abritant le réacteur. Ces explosions étant a priori dues à un incendie qui s'est déclenché au niveau de la piscine de refroidissement du combustible usé5.
Les réacteurs 5 et 6 étaient à l'arrêt pour maintenance lors du séisme et ne sont donc pas touchés par des problèmes de sûreté6. On relève toutefois une légère augmentation de la température à l'intérieur des réacteurs.
Le 15 mars 2011, le président de l'ASN, André-Claude Lacoste, a déclaré que ces accidents seront classés à 6 sur une échelle allant de 0 à 75 (l'accident survenu à Tchernobyl en 1986 étant le seul aujourd'hui de niveau 7).
Le 16 mars 2011, les autorités japonaises ont ordonné l'évacuation temporaire du personnel de la centrale (une équipe de 70 personnes) en raison de la hausse dangereuse du niveau de radioactivité sur le site, mesurée à 400 mSv aux abords de la centrale7. Ceci conduit à une interruption momentanée des efforts pour refroidir le cœur des réacteurs en fusion. En désespoir de cause, les autorités japonaises ont décidé d'essayer de déverser de l'eau par voie aérienne (au moyen d'hélicoptères bombardiers d'eau) sur les réacteurs les plus menaçants. Pour le moment, cette solution s'est soldée par un échec. En effet, les radiations étaient trop élevées pour qu'un hélicoptère puisse survoler la centrale. Le gouvernement japonais envisage à présent d'utiliser des canons à eau pour tenter de refroidir les réacteurs tout en restant à une distance de sécurité respectable. Par ailleurs, EDF va envoyer plusieurs tonnes d'acide borique au Japon. Cette poudre, une fois mélangée à l'eau, permet de ralentir les réactions de fission. La question est de savoir s'il ne sera pas trop tard, car l'acheminement de ce produit est prévu vendredi, et certains experts estiment que tout risque de se jouer dans les 48 heures à venir. En effet, dans le réacteur 4, la piscine destinée à refroidir le combustible usagé ne contient plus du tout d'eau, et les matières radioactives à l'air libre émettent énormément de radiations.
source: WIKIPEDIA
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